The Handmaid's Tale
The Handmaid's Tale : La Servante écarlate
Dans une dictature où la stérilité a frappé les femmes, ces dernières sont divisées en trois catégories : les Épouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l'entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.
| Terminée | Américaine, CA, US | Pas de durée |
| Drame, Science-Fiction, Drama, Science-Fiction & Fantastique | Hulu | 2017 |
1 avis favorable
0 avis neutre
0 avis défavorable
6.09 -
Exécution
Execution
Les représailles des autorités de Gilead contre la résistance sont terribles. Même si sa vie est en danger, June ne veut pas renoncer à mener la rébellion.
Diffusion originale : 20 mai 2025
Diffusion française :
20 mai 2025
Réalisat.eur.rice.s :
Elisabeth Moss
Scénariste.s :
Eric Tuchman
Guest.s :
D'Arcy Carden
Tous les avis
| Avis favorable | Déposé le 29 juillet 2025 à 06:06 |
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Allez, on va quand même taper son petit 16 pour la presque fin de la série.
Spoiler
Parce que oui, ça faisait longtemps qu'on attendait cette putain de révolution. Voir les servantes, ainsi que des gens dont on n'a jamais entendu parler (après tout, c'est logique que tout le monde ne soit pas servantes, Martha ou épouses) se rebeller contre le système à coups de grandes tartes dans la gueule, ça a un effet cathartique de dingue <3 On passera sur les petites incohérences, type, "Comment Luc a pu passer aussi facilement la frontière ?", pour savourer l'instant. |
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| Avis favorable | Déposé le 24 mai 2025 à 22:31 |
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Incroyable épisode qui offre exactement ce qu'on attend de la série, et dans la même lignée de ce qu'elle nous a offert au fil des ans. Beaucoup de consistance cette saison, des choix des musiques à la réalisation en passant par la puissance émotionnelle et les performances solides des actrices et acteurs. Elizabeth Moss réalise cet épisode et elle le fait très très bien, j'ai trouvé l'ensemble excellent, puissant, sobre, efficace.
Spoiler
La fuite entravée, est-on surpris ? Honnêtement, elles auraient pu s'enfuir et l'histoire n'aurait pas été la même, mais ça ne se passe pas comme prévu. La scène de la pendaison est évidemment très forte, la jouissance de voir enfin les gens se soulever, Lydia prendre position (elle est encore dans son monde mais au moins elle est du côté des "filles") et June nous délivrer l'un de ses discours mythiques ("nolite te bastardes carborundorum"), c'était génial. Mais évidemment, c'est la fin qui nous arrache le cœur. C'est là que je trouve Moss une fois de plus exceptionnelle dans ce rôle, ses expressions faciales sont tellement sincères et puissantes, c'est parfait. On se demande quels personnages vont mourir, vivre, comment vont-ils mourir et quelles seront leurs vies ? On a ici les réponses pour Lawrence et Nick, le premier mourant finalement en héros (la moindre des choses, vu qu'il est en partie responsable) de manière touchante. Il a toujours été un personnage complexe et ambivalent, intéressant et détestable, parfois respectable. La main sur le cœur m'a arraché des larmes. Mais là. LÀ. La voiture qui s'arrête. Nick. On comprend. June comprend. Elle ne peut rien faire, car la Révolution est plus grande que lui. Il a aussi fait ses choix, mais je trouve Nick particulièrement fascinant parce qu'en fait, il représente probablement ce que ferait beaucoup de gens dans cette situation. Il est lâche, parce qu'il veut survivre. Ça ne fait pas de lui une mauvaise personne de bout en bout, mais son manque de convictions le perd. Et je n'ai pas tant ressenti de peine pour lui, mais pour June. À la fin de la journée, peu importe les politiques, le pouvoir etc., ils se sont aimés. Peu importe les raisons, à quel point c'était compliqué, ils s'aimaient et quand June le regarde monter dans l'avion, elle l'aime encore (malgré la trahison précédente et leur dispute). Elle sanctionne la mort du père de sa fille et celui qui l'a tant aidée dans le passé. C'était particulièrement déchirant parce que dans ces quelques secondes, on a un peu toute la complexité de l'humanité, dans ce qu'on est capable de ressentir et les choix qu'on fait malgré tout. Mais le montage était excellent, la musique était parfaite, très puissante et tout était exactement comme il fallait que ce soit. Soigné, déchirant, sobre. Magnifique avant-dernier épisode qui prouve que la fin d'une série ne se fait pas en un seul épisode. |
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En fait ça m’a frappé durant cet épisode : The Handmaid’s Tale n’est plus cette histoire dystopique plutôt intimiste en apparence tout en évoquant de grandes choses à la précision chirurgicale, elle est devenue plutôt une oeuvre d’action, reprenant les codes d’une all-out war à base de coup d’espionnage, d’exécutions, de trahisons.
Et ce virage, au fond je ne l’ai pas senti à temps je pense.
Ici, Tante Phoebe est en réalité un agent de la CIA sous couverture qui avait pris des cours de théâtre (ah ? euh, ok). Mark Tuello intervient en posture d’états-uniens sauveurs. June & les servantes se font arrêtées dans leur plan d’évacuation car… on ne saura pas, quelque chose s’est mal passé, après tout, les plans ne se déroulent jamais comme prévu, pourquoi s’embêter à détailler ? Et l’acte final repose sur le besoin absolu de déposer une bombe qui se déclenche selon l’altitude dans un avion rempli des Commandants restants, car toute autre attaque serait impossible (alors que plus tôt dans l’épisode, des jets américains bombardent la ville OKLM), et bien sûr June doit être son chauffeur car il faut un plan final avec du sens…
Trêves d’explications et de résistance fine, on est ici dans le bombastic épique, dans un changement de genre assumé.
Et pourquoi pas, en vrai.
Le truc, c’est que l’univers de Gilead n’a jamais semblé aussi petit et sous-développé que lorsqu’une maigre foule d’econo-people et de Marthas est agglutinée dans une pauvre rue déserte. Il y a un plan drône au début de cette scène qui m’a fait réaliser à quel point la série n’a presque jamais filmé son univers ainsi, restant toujours à l’épaule au niveau des servantes ou autres personnages, et cela sans doute pour une bonne raison.
Call me un rageux mais ce shift vers le sensationnel se ressent même à travers le montage d’intro sur une affreuse musique de Taylor Swift.
Alors après la série réussit toujours à faire mouche, même avec son rythme frénétique et son scénario James Bond-esque irréaliste, lors des interactions entre les personnages. L’échange June-Serena permettant à celle-ci de rejoindre philosophiquement la rébellion et témoignant vraiment de la sincérité de ses beaux discours depuis deux saisons en est une jolie preuve — même si son dialogue avec Wharton plus tôt dans l’épisode semble un peu contre-balancer voire annuler ce qu’elle venait de faire la veille.
Et évidemment le climax final autour de l’avion, qui se voit venir à 1000 kilomètres dans les deux cas, reste assez spectaculaire et doublement tragique. Pour Lawrence qui devient enfin le héros courageux, ce personnage ayant été vraiment un des meilleurs de la série. Lawrence qui a des adieux avec sa “fille” en début d’épisode typique d’un “he’s so dead”, ce qui m’a limite fait rire. Le long moment qu’il prend pour monter dans l’avion reste touchant. Pour June aussi, qui se retient cette fois de faire passer ses sentiments avant la rébellion pour ne pas faire tout capoter.
Et pour Nick, bien que son arc final aura été un poil sous-développé à mon sens, j’aurais préféré encore plus d’ironie dans le discours final où il revient finalement encore et toujours à June, même s’il lâche un “You’ve finally joined the winning side” à Lawrence dont on ne sait pas trop si c’est sincère ou pas dans un entre-deux réussi. Il tombe et meurt en guise de leçon à tous ces hommes en apparence progressistes qui en réalité ne veulent pas ou n’arrivent pas à changer le système qui les arrangent in fine, ce qui est un propos dur mais pertinent.
Au moins, le plan final où June contemple l’explosion reste marquant, l’épisode étant d’ailleurs parmi ceux réalisés par Elisabeth Moss cette saison, et elle fait un joli travail dans l’ensemble.
Finalement, la partie la plus émouvante reste la redemption arc inattendu de Tante Lydia qui aboutit encore à une scène puissance sur la place de la potence avec une dénonciation explicite des hommes de Gilead qui se sont détournés de Dieu selon elle. Encore une fois le show ne peut s’empêcher d’en rajouter une couche avec June qui fait littéralement le MÊME speech en plus long juste derrière, avec une référence au crédo latin (Nolite Te Bastardes Carborundorum) qui a plus ou moins tout démarré. Thématiquement c’est solide, même si tout s’inscrit dans le sensationalisme “elle gagne du temps pour que Luke et les américains viennent save the day”, prouvant toujours par là-même que la sécurité millitaire de Gilead varie vraiment au gré des envies du scénario.
Je ne résonne plus trop avec la série à ce stade mais au moins cet épisode apporte un point final bienvenu à plusieurs intrigues.